COLLIGNON HARDT VANDEKEEN HAINES ENCLOSES AVANT-PROPOS Le vieil Adam, agenouillé de dos, pleure au fond de sa caverne. Son torse est nu, ses cheveux blancs sur les épaules. Il jette les bras au travers d'un brancard à même le sol. Je suis celui qui gis, pleuré par mon père, jambes brisées. Eve assise sur une pierre mâche indéfiniment du filament de viande. Elle parle à son maître à travers ses mâchoires serrées. Ils ont brisé les membres de ton fils. Ils nous ont relégués sous la voûte. Tel est le sort des traîtres. De mon brancard j'invoque le secours de l'Ange : « Gabriel délivre-moi d'eux, qui m'ont fait tant de mal. Je te purifierai dit Gabriel. Depuis longtemps Caïn mon frère nous abandonna pour mesurer la face du monde – et l'ange nous mena au voisinage du désert de sel nommé Dasht-i-Kévir. Partis chercher de l'eau dans cette immensité, Adam ni Eve ne reparurent jamais ; je n'é...
Personne du cortège n'est travesti. Est-ce que l'on distribue sur place les déguisements, ne fût-ce qu'un domino ? Tout cela s'épaissit, fait masse, par l'étroitesse d'un chemin de halage vers le nord. À gauche par miracle se dégage une petite place de parking rustique ; je prends la place d'un quitteur, qui se perd dans l'agglutinat. « Et si nous repartions cherche sa voiture personnelle ? » propose Arielle. Nous la placerions contre la tienne, et chacun de nous serait libre ». Poursuivant ses réflexions sur les femmes, Jojdh ou Fier-Cloporte ou moi nous demandons si elles ont usé bien rationnellement de toutes leurs nouvelles libertés. Ainsi, cette demoiselle italienne Mantoni, ex-Mantovani (rectification médiévale) se grattait-elle frénétiquement le cul, à s'en lacérer, pour éviter que je la sodomisasse, ce qui n'était pas dans mes intentions. J'aimais sa large face blême et sa voix de nez. Celle d'Arielle est embrouillée, f...
Monsieur Ouine de Bernanos, mauvais titre, évoquant la stupidité méchante, une porte qui couine sur un insecte qu'elle écrase : pas porteur, pas vendeur. 1946, sale époque, épuration, suspicions, accusations gluantes et insaisissables. Antisémitisme peut-être de l'auteur, curaillerie, soutane et dessous mal lavés, prof mal fringué en habits de velours et à gros souliers. Qui flaire son nez partout, se lave peu, éructe et grogne et bande dans ses humeurs gluantes. Guéret : Chaminadour, bled infect selon Jouhandeau, lieu où je l'ai lu, peu inspirant, car la campagne est belle mais la ville sans attraits pour moi, pour moi vous dis-je et c'est assez. Présentation confuse des personnages écrivis-je sur ce livre de poche au temps où l'on publiait pour de bon, et de ce premier pas glissant j'ai dérapé tout du long de l'œuvre sans y rien comprendre, sans y vouloir rien comprendre, et l'ai fini de même en poussant un grand ouf intérieur. Puis je subis...
Si l'artiste (japonais je crois) se reconnaît, il me contacte. Pas de procès hypocrite svp, on prévient, d'abord.
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